France : un homme qui rentrait de Syrie interpellé par le Raid

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Un homme âgé de 35 ans revenant de Syrie a été arrêté, mardi matin, par le Raid, l’unité d’élite de la Police nationale, dans le quartier de la Combe du Paysan à Cahors, dans le Lot, rapporte La Dépêche du Midi.

Le suspect, conduit au commissariat de Cahors, a été placé en garde à vue, tandis que la police perquisitionnait le domicile de ses parents.

L’enquête, menée par la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), concerne des activités terroristes. L’individu sera transféré à Paris dans les prochaines heures, précise le quotidien régional.

Source : https://www.valeursactuelles.com/societe/un-homme-qui-rentrait-de-syrie-interpelle-par-le-raid-88011

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Affrontements à Balata (Naplouse) – 29 août 2017

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Leçons de la guerre en Syrie: des hélicoptères d’attaque évoluant à 500 km/h

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Les hélicoptères de combat actuels sont trop lents pour être réellement efficaces sur un champ de bataille moderne.

C’est l’une des premières leçons de l’engagement fort spectaculaire des hélicoptères d’attaque Mil Mi-24 « Hind », Mil Mi-28 et Kamov Ka-52 « Alligator ».

Les russes travaillent actuellement sur un prototype basé sur le Mil Mi-24 portant le sigle PSV dans le cadre d’un programme dénommé SKOROST (vitesse en russe). Le but de ce programme est d’augmenter la vitesse de croisière des hélicoptères d’attaque de 210 km/h , en moyenne, à 450 km/h avec des pointes pouvant dépasser les 500 km/h.

L’utilisation intensive de l’hélicoptère en Afghanistan et en Irak par les américains ou en Côte d’Ivoire ou au Mali par les européens n’a pas donné lieu jusqu’ici à une remise en question de l’usage tactique de cette arme.

Pourtant, le nombre d’hélicoptères perdus en Afghanistan ou en Irak est assez important.

Contrairement aux occidentaux…

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Les croisades (1098 – 1291) (Le Liban histoire d’un peuple, Adel Ismaïl, Ed. Dar al-Makchouf, 1965)

Croisades

A – Le royaume Latin en Orient (1098 – 1144)

 

 

1 – CAUSES DIRECTES ET LOINTAINES DES CROISADES

 

Un conflit armé éclata vers la fin du XIe siècle. Il devait opposer, pendant deux siècles environ, l’Orient musulman à l’Occident chrétien. Les causes en furent nombreuses. L’esprit religieux, incontestablement très ardent au Moyen Age, n’en fut cependant pas la principale. Le déroulement des événements montrera qu’au cours de ces deux siècles de luttes, seigneurs et barons furent inspirés par d’autres préoccupations politiques et commerciales.

Le monde féodal du XIe siècle était un monde turbulent à la recherche d’assises stables. Les guerres entre seigneurs, entre nobles et rois, entre ceux-ci et l’Eglise, se succédèrent, semant la confusion en Europe, mais favorisant partout un esprit de conquête et d’aventure.

Les seigneurs de l’Occident virent que ces guerres ne faisaient que les user et que dans l’Europe appauvrie, ils ne pouvaient vivre que les armes à la main.

Aussi étaient-ils prêts à partir chercher fortune dans cet Orient fabuleux, tout en accomplissant un devoir religieux. Les rois avaient encouragé ces plans pour se débarrasser de leurs vassaux turbulents et indisciplinés, et les papes, pour rehausser le prestige du Saint-Siège, et affermir leur autorité universelle.

 

A ces causes politico-religieuses et sociales on peut en ajouter d’autres.

L’islam continuait à préoccuper la chrétienté en Occident. Depuis la conquête arabe, Byzance avait été plusieurs fois assiégée et menacée. La péninsule italique, la Sardaigne, la Sicile étaient envahies et saccagées. La bataille de Zallaca (1087), remportée en Espagne par les Almoravides sur Alphonse VI de Castille, inquiéta l’Occident. Princes de l’église et rois catholiques décidèrent d’agir pour détourner les forces musulmanes. Rien n’était plus efficace pour unir l’Europe contre l’ennemi commun que l’exploitation des sentiments religieux des masses. Les croisades étaient dès lors décidées.

 

2 – PREMIERE CROISADE

 

Au concile de Clermont-Ferrand, en France (novembre 1095), le pape Urbain II prêcha la croisade pour la délivrance des Lieux Saints. Des prédicateurs se lancèrent à travers l’Europe, l’annonçant au cri de « Dieu le veut ».

En quelques mois, des dizaines de milliers de volontaires se groupèrent dans les villes, portant une croix cousue à leur pourpoint. Les uns dans l’espoir d’obtenir des bénéfices spirituels, les autres pour acquérir des richesses ou des terres.

En 1096, la première armée régulière des croisés arriva à Constantinople ; elle était commandée par des seigneurs illustres en Europe : Godefroy de Bouillon, Robert de Flandre, Bohémond, Tancrède, Saint-Gilles, Etienne de Blois.

 

  1. a) Les croisés et l’empereur de Byzance

 

L’empereur byzantin Alexis Comnène, craignant la répétition des actes de brigangade commis par « la croisade populaire » conduite par Pierre l’Ermite en 1096, et nourri par l’antagonisme entre grecs et latins, refusa à cette puissante armée l’entrée de sa capitale. Il redoutait l’arrivée de ces étrangers dans un monde qu’il considérait comme son domaine privé. Aussi exigea-t-il que les chefs croisés lui prêtassent serment de fidélité. Ceux-ci, tout aussi méfiants à son égard, refusèrent de se rendre auprès de lui. Mais afin de pouvoir s’approvisionner et de trouver les bateaux pour traverser le Bosphore, ils durent lui promettre de lui rendre ses possessions d’Asie Mineure dont les Seldjoukides s’étaient emparés.

 

  1. b) Principautés d’Edesse et d’Antioche

 

En automne 1097, la première croisade traversa l’Asie Mineure et vint assiéger Edesse (Ourfa) sur l’Euphrate. La ville succomba aussitôt. Baudouin, frère de Godefroy de Bouillon, y fonda la première principauté franque.

Antioche résista plusieurs mois aux attaques des Francs (octobre 1098 – juin 1099), mais se rendit par suite de la trahison de son commandant militaire. Bohémond y fonda une autre principauté franque, au grand mécontentement du Basileus.

Quand les croisés arrivèrent devant Tripoli, son gouverneur, Ibn Ammar, leur proposa un accord sauvegardant la ville moyennant tribut. Les chefs croisés refusèrent et mirent le siège devant la cité. Ibn Ammar résista farouchement. L’empereur apprit l’échec de ce siège ainsi que l’intention de Saint-Gilles, autre chef croisé, d’y fonder une principauté comme Baudouin à Edesse, et Bohémond à Antioche.

Prenant ce siège comme prétexte, Alexis Comnène projeta de s’y rendre avec sa flotte, afin de réduire la ville forte et de s’emparer du littoral libanais. Pour faire échouer ce plan, les croisés abandonnèrent le siège de Tripoli et se dirigèrent en hâte vers Jérusalem, guidés par des volontaires chrétiens du pays et précédant les troupes du Basileus.

 

  1. c) Chute de Jérusalem

 

Jérusalem succomba après un siège d’un mois (15 juin – 15 juillet 1099). Les croisés y entrèrent et massacrèrent sa population. Le nombre de soixante-dix mille victimes fut à peu près unanimement retenu par les historiens des croisades.

Godefroy de Bouillon fut élu chef du nouvel Etat latin. Il ne voulut pas prendre le titre de roi, mais se nomma « Avoué du Saint-Sépulcre ». Il ne survécut qu’une année. A sa mort, son frère Baudouin lui succéda (juillet 1100). N’ayant pas la même dévotion, il prit le premier le titre de « Roi de Jérusalem ». Ses successeurs allèrent plus loin dans cette voie ; Tancrède prit le titre pompeux de « Roi de Babylone et d’Asie ».

 

  1. d) Conquête du littoral

 

Maîtres de la Ville Sainte, les croisés continuèrent la conquête du littoral. Acre capitula en 1104 et Tripoli en 1109. Beyrouth se rendit en mai 1110, « après une lutte acharnée ». Saïda subit le même sort (décembre 1110), mais Tyr résista plus longtemps et ne capitula qu’en 1124, après un long siège.

La domination du royaume latin était ainsi assurée sur la côte, mais à l’intérieur, elle ne dépassa jamais la vallée de l’Oronte et les pics du Liban. Les points stratégiques de la montagne étaient restés entre les mains des arabes.

 

3 – ORGANISATION DU ROYAUME LATIN

 

Il n’y eut jamais de royaume latin unifié. Il était politiquement divisé en quatre Etats féodaux quasi indépendants : le comté d’Edesse, la principauté d’Antioche, le comté de Tripoli et le royaume de Jérusalem. Seul le chef de ce dernier portait le titre de roi. Il était théoriquement suzerain des trois autres.

Chacun de ces Etats conservait, au début, les institutions féodales européennes. Il était divisé en fiefs féodaux et ecclésiastiques ; comtés, baronnies, seigneuries. Trois classes ou « ordres » dirigeaient pratiquement le pays : le clergé qui a conservé ses privilèges d’Occident, la noblesse détenant avec le roi de Jérusalem et les chefs des autres Etats francs le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif, et enfin, la bourgeoisie, formée de notables des villes, pour la plupart originaires des cités marchandes telles que : Gênes, Pise, Venise, Amalfi, Marseille et Montpellier, faisant du commerce ou exerçant les professions libérales.

Quant à la campagne, des serfs ayant au début le même statut juridique que ceux des latifundia d’Europe, y cultivaient la terre.

L’armée était formée, selon le système féodal, par les seigneurs et leurs hommes, et par trois ordres bien organisés et disciplinés : les Hospitaliers, les Templiers et les Chevaliers teutoniques.

 

 

B – Décadence du Royaume latin (1144 – 1291)

 

 

1 – LES ATABEKS ET LA DEUXIEME CROISADE

 

La résistance musulmane à la conquête franque s’organisa quelques décades après l’établissement du royaume latin. En décembre 1144, l’Atabek de Mossoul, Imad Eddine Zanky (1127 – 1146), prit d’assaut Edesse, massacra les Francs qui l’habitaient et menaça les comtés d’Antioche et de Tripoli. Afin de parer à cette menace, l’Occident organisa la deuxième croisade. Y prirent part Conrad III empereur d’Allemagne et Louis VII roi de France.

Arrivés en Terre Sainte, les chefs des croisés décidèrent d’assiéger Damas afin de provoquer une diversion des forces musulmanes concentrées aux frontières des Etats francs. Le siège échoua lamentablement. La rivalité entre chefs croisés s’accentua aussitôt. Conrad rentra en Allemagne, suivi par le roi de France en 1149.

Il faut noter qu’au cours de cette deuxième croisade, les chrétiens de Syrie prirent parti pour leurs compatriotes musulmans contre les Francs. En effet, dans le royaume latin, chrétiens et musulmans autochtones étaient considérés comme « sujets étrangers » et ne jouissaient pas des mêmes droits que les populations franques.

 

2 – Salah Eddine al-Ayyoubi (1169 – 1193)

 

  1. a) Consolidation du pouvoir

 

L’administration fatimide en Egypte était, au XIIe siècle, en décadence. Noureddine, fils d’Imad Eddine Zanky, maître d’Alep et de Damas, envoya son lieutenant Chirkouh pour assister la dynastie menacée. Il y emmena son neveu Salah Eddine (Saladin).

Après la mort de son oncle (1169), Salah Eddine lui succéda comme grand vizir. Il envoya ses troupes en Syrie et maintint un contrôle rigide sur les frontières des Etats latins.

A la mort du sultan fatimide Al-Aded (1171), Salah Eddine légua l’Egypte au sultan de Damas, Noureddine. Mais à la mort de celui-ci, ses enfants se disputèrent le trône. Salah Eddine se déclara alors indépendant et fonda en Egypte, en 1175, la dynastie des Ayyoubides.

 

  1. b) Bataille de Hattin et chute de Jérusalem (1187)

 

Afin de réorganiser son empire, Salah Eddine signa en 1179 une trêve avec Renaud de Châtillon, maître de Karak (Jordanie) et la renouvela en 1184.

Mais le seigneur franc rompit la trêve par des incursions répétées sur le territoire ayyoubide pour intercepter les caravanes allant d’Egypte en Syrie. Salah Eddine décida alors de marcher sur les Francs qu’il rencontra à Hattin (3 – 4 juillet 1187). Cette bataille fut un désastre pour l’armée franque ; Guy de Lusignan, roi de Jérusalem, fut fait prisonnier, ainsi que Renaud de Châtillon. La Ville Sainte succomba aussitôt (2 octobre 1187). Salah Eddine y entra, promettant aux Francs de les laisser partir sains et saufs avec leurs richesses et leurs armes, contre rançon. Cet acte de générosité et de clémence, unanimement reconnu et qui rendit Salah Eddine célèbre, est à comparer au massacre des habitants de la ville par les Francs, lors de son occupation en 1098.

 

  1. c) Troisième croisade

 

L’écho de la chute de Jérusalem retentit immédiatement en Europe. La troisième croisade s’organisa sous l’égide de Frédéric I Barberousse, empereur d’Allemagne, de Philippe Auguste, roi de France et de Richard Cœur de Lion, roi d’Angleterre.

Cette expédition ne put atteindre ses objectifs par suite de la rivalité entre les rois chrétiens, face à la cohésion du monde musulman. Salah Eddine signa, le 2 novembre 1192, une trêve de trois ans avec les croisés. Ceux-ci purent conserver sous leur suzeraineté la côte de Jaffa à Tyr.

 

 

3 – ECHEC DES DERNIERES CROISADES

 

 

Cinq autres croisades se succédèrent après la mort de Salah Eddine à Damas, le 3 mars 1193. Elles ne purent atteindre aucun de leurs objectifs, soit par manque de cohésion et d’unité entre rois et seigneurs francs, soit à cause de l’esprit de lucre qui les dominait en dépit des appels et des menaces d’excommunication lancés par les papes. Ces croisades eurent pour but des provinces éloignées du Saint-Sépulcre, mais réputées pour leurs richesses : la quatrième Constantinople, la cinquième, la sixième et la septième l’Egypte, la huitième Tunis.

La sixième croisade fut la plus fructueuse pour l’Europe, grâce à la sagacité et à la souplesse de Frédéric II, empereur d’Allemagne, qui obtint du sultan d’Egypte Al-Malek al-Kamel par le traité de Jaffa (11 février 1229) la cession de Jérusalem contre la promesse d’aider le sultan Ayyoubide dans ses guerres contre ses ennemis « chrétiens et musulmans ». Le sultan était en effet en conflit avec ses deux frères : Al-Malek Al-Mouadham, roi de Damas, et Al-Malek al-Achraf, maître de la Syrie du Nord. Il redoutait également l’arrivée des Mongols sur ses territoires.

Jérusalem ne resta que peu de temps entre les mains des croisés. La Ville Sainte fut reprise par les arabes quinze ans après.

 

 

4 – CONSEQUENCES DES CROISADES

 

 

La reprise de Jérusalem par les arabes (1244) mit virtuellement fin à une époque de luttes meurtrières entre l’Orient et l’Occident.

A part cet aspect politique et militaire, les croisades eurent des conséquences plus heureuses. L’Occident sortit de sa « barbarie » pour découvrir l’Orient et s’approprier, par son intermédiaire, les différents courants de la civilisation.

La société féodale des Etats latins, tout en gardant les assises et la hiérarchie de la féodalité du Moyen Age, se transforma grâce à ce contact direct avec la civilisation arabo-musulmane, incontestablement supérieure. Le nouveau milieu leur imposa d’autres mœurs et de nouvelles idées. Ils adoptèrent dans leur vie officielle, comme dans leur vie privée, les traditions et les coutumes orientales. « On le vit à Jérusalem, disait un historiographe de l’époque en parlant de Baudouin I, vêtu d’un burnous tissé d’or, la barbe longue, marchant au milieu d’une escorte fastueuse et faisant porter devant lui un grand bouclier doré sur lequel était peint un aigle. Il se laissait adorer à l’orientale, et prenait ses repas les jambes croisées sur un tapis ».

Dans le domaine des idées, les européens installés en Orient connurent la pensée musulmane, et, par son intermédiaire, les civilisations hellénistique et gréco-latine. La philosophie, la médecine, les mathématiques, l’alchimie, la physique, l’astronomie, les sciences naturelles, la géographie et les autres disciplines de la pensée humaine en honneur à Tripoli et à Tyr, s’étaient révélées aux Latins d’Orient et prirent, par leur intermédiaire et par celui de l’Espagne, le chemin de l’Europe ; c’était là un cadre intellectuel bien différent de celui de la féodalité médiévale.

Dans le domaine de l’industrie, l’Europe profita de l’expérience de l’Orient arabe. Les industries du verre, de la céramique, du tissage de la soie, du coton et du lin, les parfums et les épices furent introduits en Occident. L’industrie textile se perfectionna grâce à la technique orientale et aux matières colorantes importées de l’autre bord de la Méditerranée.

Dans le domaine des arts et de l’architecture, l’Orient inspira les bâtisseurs des cathédrales et des châteaux en Europe. On retrouve le style oriental dans les coupoles, les tores, les chanfreins et même dans les vitraux.

Les châteaux forts et les forteresses construits par les croisés en Orient témoignent de la remarquable valeur de l’architecture militaire médiévale. Nombre de ces édifices gigantesques sont encore debout : le Krak des Chevaliers (Hosn al-Akrad), le château de Tripoli, attribué à Saint-Gilles, le château de la mer à Saïda (Qalaat al-Bahr), celui de Beaufort (Chaqif Arnoun) dans le Liban-Sud, sans parler de tant d’autres disséminés partout en Syrie, au Liban et en Terre Sainte, sur la côte et sur les points stratégiques de l’intérieur.

Réfugiés palestiniens : affrontements au camp de Ain al-Hilweh – 23 août 2017

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