L’ONU et la Palestine: quatre résolutions fondamentales

Palestiniens

La Palestine occupe les travaux de l’ONU depuis 1947 et elle y détient le record des résolutions. Quatre d’entre elles constituent aujourd’hui la référence, du point de vue de la légalité internationale, pour toute solution négociée du conflit. La première concerne le droit au retour des réfugiés palestiniens, la deuxième énumère les conditions d’admission d’Israël à l’ONU. L’application de la troisième, la célèbre résolution 242, votée après la guerre de 1967, est le fondement de la négociation actuelle. La dernière, votée après la guerre d’octobre 1973, réitère la demande d’application de la résolution 242.

 

RESOLUTION 194 (III) DE L’ASSEMBLEE GENERALE DU 11 DECEMBRE 1948

 

L’Assemblée générale,

 

Ayant examiné de nouveau la situation en Palestine,…

 

11 – décide qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables.

 

RESOLUTION 273 (III) DE L’ASSEMBLEE GENERALE DU 11 MAI 1949

 

Admettant Israël comme membre de l’ONU

 

Ayant reçu le rapport du Conseil de Sécurité relatif à la demande d’admission d’Israël à l’Organisation des Nations Unies,

 

Notant que, de l’avis du Conseil de Sécurité, Israël est un Etat pacifique, capable de remplir les obligations de la Charte et disposé à le faire,

 

Prenant acte, en outre de la déclaration par laquelle l’Etat d’Israël « accepte sans réserve aucune les obligations découlant de la Charte des Nations Unies et s’engage à les observer du jour où il deviendra Membre des Nations Unies »,

 

Rappelant ses résolutions du 29 novembre 1947 et du 11 décembre 1948, et prenant acte des déclarations faites et des explications fournies devant la Commission politique spéciale par le représentant du gouvernement d’Israël en ce qui concerne la mise en oeuvre desdites résolutions,

 

L’Assemblée générale,

 

Remplissant les fonctions qui lui incombent aux termes de l’article 4 de la Charte et de l’article 125 de son règlement intérieur,

 

1 – Décide qu’Israël est un Etat pacifique qui accepte les obligations de la Charte, qui est capable de remplir lesdites obligations et disposé à le faire;

 

2 – Décide d’admettre Israël à l’Organisation des Nations Unies.

 

RESOLUTION 242 DU CONSEIL DE SECURITE DU 22 NOVEMBRE 1967

 

Etablissant les principes d’une paix juste et durable au Moyen-Orient

 

Le Conseil de Sécurité,

 

Exprimant l’inquiétude que continue de lui causer la grave situation au Moyen-Orient,

 

Soulignant l’inadmissibilité de l’acquisition de territoire par la guerre et la nécessité d’oeuvrer pour une paix juste et durable permettant à chaque Etat de la région de vivre en sécurité,

 

Soulignant en outre que tous les Etats membres, en acceptant la Charte des Nations Unies, ont contracté l’engagement d’agir conformément à l’article 2 de la Charte,

 

1 – Affirme que l’accomplissement des principes de la Charte exige l’instauration d’une paix juste et durable au Moyen-Orient qui devrait comprendre l’application des deux principes suivants:

 

i)Retrait des forces armées israéliennes des Territoires occupés lors du récent conflit;

 

ii)Cessation de toutes assertions de belligérance et respect et reconnaissance de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de chaque Etat de la région et de leur droit de vivre en paix à l’intérieur des frontières sûres et reconnues à l’abri de menaces ou d’actes de force;

 

2 – Affirme en outre la nécessité:

 

a)De garantir la liberté de navigation sur les voies d’eau internationales de la région;

 

b)De réaliser un juste règlement du problème des réfugiés;

 

c)De garantir l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique de chaque Etat de la région, par des mesures comprenant la création de zones démilitarisées;

 

Adoptée à l’unanimité à la 1382e séance.

 

RESOLUTION 338 DU CONSEIL DE SECURITE

 

Appelant au cessez-le-feu et à l’application de la résolution 242 dans toutes ses parties,

 

Le Conseil de Sécurité,

 

1 – Demande à toutes les parties aux présents combats de cesser le feu et de mettre fin à toute activité militaire immédiatement, douze heures au plus tard après le moment de l’adoption de la présente décision, dans les positions qu’elles occupent maintenant;

 

2 – Demande aux parties en cause de commencer immédiatement après le cessez-le-feu l’application de la résolution 242 (1967) du Conseil de Sécurité, en date du 22 novembre 1967, dans toutes ses parties;

 

3 – Décide que, immédiatement en même temps que le cessez-le-feu, des négociations commenceront entre les parties en cause sous des auspices appropriés en vue d’instaurer une paix juste et durable au Moyen-Orient.

L’OLP: Une organisation et ses textes

Palestiniens

Les documents de l’OLP et des organisations la constituant sont extrêmement fournis. Les extraits des documents retenus suivent les moments charnières de l’évolution de la vision palestinienne d’une solution au conflit: des articles de la Charte aux résolutions du CNP portant sur la Déclaration d’indépendance et la décision de participer au processus de paix.

 

LA CHARTE NATIONALE PALESTINIENNE DE 1964

 

L’article 17 qui suit est celui dont l’abrogation sera requise par Israël et les Etats-Unis, celui que Yasser Arafat déclarera « caduc » en 1989.

 

3. Le peuple arabe de Palestine a le droit légitime de sa patrie…

 

4. Le peuple de Palestine déterminera sa destinée lorsqu’il aura achevé la libération de sa patrie en accord avec…sa libre volonté et son libre choix…

 

17. Le partage de la Palestine en 1947 et la création d’Israël sont des décisions illégales et artificielles quel que soit le temps écoulé, parce qu’elles ont été contraire à la volonté du peuple de Palestine et à son droit naturel sur sa patrie.

 

LA CHARTE NATIONALE PALESTINIENNE DE 1968

 

La Charte est amendée lors de l’entrée des mouvements de fedayin dans l’OLP, après la démission de Chukeiry.

 

2. La Palestine, dans les frontières du mandat britannique, constitue une unité territoriale indivisible.

 

3. Seul le peuple palestinien a des droits légitimes sur sa patrie. Après l’avoir libérée, il exercera son droit à l’autodétermination, selon ses voeux et sa seule volonté…

 

5. Les palestiniens sont les citoyens arabes qui résidaient habituellement en Palestine jusqu’en 1947, qu’ils aient été forcés de partir ou qu’ils y soient demeurés. Toute personne née de parents palestiniens après cette date, que ce soit en Palestine ou hors de Palestine, est palestinienne.

 

6. Les juifs qui résidaient habituellement en Palestine jusqu’au commencement de l’invasion sioniste sont palestiniens…

 

9. La lutte armée est la seule voie pour la libération de la Palestine. Il s’agit d’une ligne stratégique et non pas d’une ligne tactique…

 

13. L’unité arabe et la libération de la Palestine sont deux objectifs complémentaires. Chacun d’eux conduit à la réalisation de l’autre. L’unité arabe mènera à la libération de la Palestine, et la libération de la Palestine conduira à l’unité arabe. Oeuvrer en faveur de l’une revient à agir pour la réalisation des deux…

 

19. Le partage de la Palestine, en 1947, et la création d’Israël n’ont aucune validité, quel que soit le temps écoulé depuis cette date, car ils sont contraires à la volonté du peuple palestinien et à son droit naturel sur sa patrie. Ils sont en contradiction avec les principes de la Charte des Nations Unies, notamment en ce qui concerne le droit à l’autodétermination…

 

21. Le peuple arabe palestinien, s’exprimant par sa révolution armée, rejette toute solution de remplacement à la libération totale de la Palestine. Il rejette également toutes les propositions visant à la liquidation ou à l’internationalisation du problème palestinien.

 

DECLARATION DU COMITE CENTRAL DU FATH, LE 1er JANVIER 1969

 

L’idée de la Palestine démocratique est proposée pour la première fois.

 

2. Le Mouvement de libération nationale palestinienne Fath ne lutte pas contre les juifs en tant que communauté ethnique et religieuse. Il lutte contre Israël considéré comme l’expression d’une colonisation fondée sur un système théocratique, raciste et expansionniste, et comme l’expression du sionisme et du colonialisme…

 

4. Le Mouvement de libération nationale palestinienne Fath rejette catégoriquement la résolution du Conseil de Sécurité du 22 novembre 1947…

Cette résolution ignore les droits nationaux du peuple palestinien. Elle ne mentionne pas l’existence de ce peuple…

 

5. Le Mouvement de libération nationale palestinienne Fath proclame solennellement que l’objectif final de sa lutte est la restauration de l’Etat palestinien indépendant et démocratique dont tous les citoyens, quelle que soit leur religion, jouiront de droits égaux.

 

FPLP: « UNE STRATEGIE POUR LA LIBERATION »

Ces extraits sont caractéristiques de nombreux textes intérieurs du Front populaire de libération de la Palestine servant à la fois à faire connaître le mouvement et à former ses militants.

 

Qui sont nos ennemis?

1.Notre ennemi dans le combat, c’est Israël, le sionisme, l’impérialisme mondial et la réaction arabe.

 

2.Cet ennemi possède une supériorité technologique et une nette supériorité dans le domaine de la production, ce qui lui donne naturellement une supériorité militaire et une grande puissance guerrière.

 

3.En outre, l’ennemi a acquis une longue expérience en s’opposant aux mouvements populaires visant à la libération économique et politique. Il a la possibilité de vaincre de tels mouvements sauf si le peuple possède un haut degré de conscience politique lui permettant de déjouer tous les stratagèmes utilisés par les néocolonialistes pour faire avorter les mouvements révolutionnaires.

 

4.En ce qui concerne la principale base militaire de cet ennemi, c’est-à-dire Israël, il s’agit d’un combat de vie ou de mort que la direction politique et militaire d’Israël s’efforcera de mener jusqu’au dernier souffle.

Une vision claire du camp ennemi place chaque chose dans une perspective correcte et élimine toute vision superficielle de la lutte. C’est cette vision claire qui détermine l’heure et l’endroit de la bataille et la nature du combat.

En d’autres mots, c’est cette vision qui détermine:

 

1 – L’importance de la théorie et de la pensée politique révolutionnaires capables de mobiliser toutes les forces révolutionnaires pour affronter l’ennemi, avec persévérance et en déjouant toutes initiatives ennemies visant à contrecarrer et à saper l’action révolutionnaire.

 

2 – La puissante organisation politique qui se trouve à l’avant-garde des forces de la révolution engagées dans le combat, animée d’une volonté de vaincre plus forte que la détermination de l’ennemi à défendre son existence et ses intérêts jusqu’au dernier souffle.

 

3 – La nature et l’étendue des alliances révolutionnaires qui doivent être conclues pour affronter le camp ennemi dans sa totalité.

 

4 – La conduite de la lutte armée passant de la guerre de guérilla à la guerre de libération populaire de longue haleine permettant de remporter la victoire finale sur la supériorité technologique et militaire de l’ennemi.

 

PROGRAMME POLITIQUE DU 12e CNP, LE 9 JUIN 1974

 

Le principe d’une autorité palestinienne sur une partie de la Palestine et celui d’étapes intermédiaires pour la libération sont adoptés pour la première fois.

 

2 – L’OLP emploiera tous les moyens, et en premier lieu la lutte armée, pour libérer le territoire palestinien et établir l’autorité indépendante, nationale et combattante pour notre peuple, sur toute partie du territoire palestinien qui sera libérée…

 

4 – Toute étape vers la libération est une étape vers la réalisation de l’objectif stratégique de l’OLP qui est d’établir l’Etat démocratique palestinien défini dans les résolutions des précédentes sessions du CNP.

 

LA RESOLUTION DE RABBAT, 28 OCTOBRE 1974

 

Bien que n’émanant pas d’une instance palestinienne, ce texte des résolutions du sommet des Etats arabes est capital qui consacre pour la première fois la reconnaissance arabe de l’OLP comme représentant unique et légitime du peuple palestinien.

 

La 7e Conférence arabe au sommet:…

 

2 – Affirme le droit du peuple palestinien à instaurer une autorité nationale indépendante sous l’égide de l’Organisation de Libération de la Palestine en tant qu’unique représentant légitime du peuple palestinien sur tout territoire palestinien qui sera libéré.

Les Etats arabes doivent soutenir cette autorité lors de son instauration, et ce dans tous les domaines et à tous les échelons…

 

5 – Affirme l’obligation de tous les pays arabes de sauvegarder l’unité nationale palestinienne et de s’abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures relatives à l’action palestinienne.

 

RESOLUTION DU 13e CNP, 20 MARS 1977

 

Un nouveau pas est franchi: il n’est plus fait mention de l’objectif stratégique, l’Etat démocratique, mais de l’ « établissement d’un Etat national indépendant sur le sol ».

 

Le Conseil national palestinien:…

 

11 – Décide de poursuivrela lutte pour récupérer les droits nationaux du peuple palestinien, et avant tout son droit au retour, à l’autodétermination et à l’établissement d’un Etat national indépendant sur le sol de sa patrie.

 

LE PREAMBULE DE LA DECLARATION D’INDEPENDANCE DU 15 NOVEMBRE 1988

 

Les palestiniens vont plus loin. Cet engagement solennel proclame l’adhésion de l’Etat de Palestine aux grands principes universels.

 

L’Etat de Palestine est l’Etat des palestiniens où qu’ils soient. C’est dans ce cadre qu’ils pourront développer leur identité nationale et culturelle, jouir de la pleine égalité des droits, pratiquer librement leurs religions et exprimer sans entraves leurs convictions politiques.

Là sera respectée leur dignité humaine dans un régime parlementaire démocratique fondé sir la liberté de pensée, la liberté de constituer des partis, le respect par la majorité des droits de la minorité, et le respect par la minorité des décisions de la majorité. Ce régime sera fondé sur la justice sociale, l’égalité et l’absence de toute forme de discrimination sur la base de la race, de la religion, de la couleur ou du sexe, dans le cadre d’une Constitution qui garantit la primauté de la loi et l’indépendance de la justice, et en totale fidélité aux traditions spirituelles palestiniennes, traditions de tolérance et de cohabitation généreuse entre les communautés religieuses à travers les siècles.

L’Etat de Palestine est un Etat arabe, indissociable de la Nation arabe, de son héritage et de sa civilisation, et de ses aspirations à la libération, le développement, la démocratie et l’unité.

Réaffirmant son engagement à l’égard de la Charte de la Ligue des Etats arabes, et sa détermination à consolider l’action arabe commune, l’Etat de Palestine en appelle aux fils de la Nation arabe pour qu’ils l’aident à achever son établissement effectif, en mobilisant leur potentiel et en intensifiant leurs efforts pour mettre fin à l’occupation israélienne.

L’Etat de Palestine proclame son adhésion aux principes et aux objectifs de l’Organisation des Nations Unies, à la Déclaration universelle des droits de l’Homme, ainsi qu’aux principes et à la politique du non-alignement.

 

LE 20e CNP ET LA PARTICIPATION AU PROCESSUS DE PAIX, 28 SEPTEMBRE 1991

 

Ce texte montre à quel point l’Intifada a rééquilibré le rapport de forces, permettant à l’OLP de franchir le pas vers la solution négociée.

 

Depuis son essor en 1965, la Révolution palestinienne a mené un combat long, difficile et douloureux pour lequel notre peuple a offert de grands sacrifices. Ce combat a vu le jour après des années d’occultation de la cause palestinienne, réduite alors à un problème de réfugiés.

 

Ces années d’un long combat sous toutes ses formes, sous la direction de l’Organisation de Libération de la Palestine, représentant légitime et unique de notre peuple, ont replacé la question de Palestine devant la communauté internationale comme un problème national, celui d’un peuple ayant droit à l’autodétermination, à la liberté et à l’indépendance…

 

Puis ce fut l’avènement de l’Intifada, dans son ampleur populaire et démocratique, en prolongement fructueux de la lutte nationale palestinienne… Elle a renforcé la connaissance internationale des droits de notre peuple et de l’OLP, qui a cherché sans faiblir à utiliser cet appui et cette polarisation internationale. C’est ainsi que notre Conseil national palestinien s’est réuni en sa 19e session et a lancé l’initiative de paix palestinienne, avec la proclamation historique de l’Etat de Palestine, le 15 novembre 1991.

 

Le monde a salué notre initiative de paix à travers les résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies au cours de sa 43e session tenue à Genève. De même, la plupart des Etats du monde ont reconnu l’Etat de Palestine et ont établi avec lui des relations diplomatiques et politiques.

 

Cependant, et malgré le bon accueil international qu’a reçu l’initiative palestinienne ainsi que le discours historique du président de l’Etat de Palestine, le frère Yasser Arafat – qui a explicité au monde entier notre désir d’une paix juste, à tel point que les Etats-Unis ont annoncé pour la première fois l’ouverture d’un dialogue officiel avec l’OLP -, la politique israélienne d’entêtement et de refus a mis en échec toutes les initiatives et les efforts de paix, jusqu’à mener à l’impasse.

 

Des développements régionaux et internationaux sont survenus par la suite, dont les plus importants furent la guerre du Golfe et les bouleversements dans le bloc socialiste. Il s’en est suivi un renversement substantiel des rapports de forces. La guerre froide a pris fin et les prémices d’un nouvel âge dans les relations internationales sont apparus particulièrement dans le domaine des relations américano-soviétiques et de la coopération entre les deux pays en vue du règlement pacifique des conflits et des problèmes régionaux.

 

L’OLP a suivi attentivement la marche des événements dans le monde et leurs effets sur la question palestinienne et le conflit israélo-arabe…

 

Il nous incombe, dans la nouvelle configuration, d’oeuvrer dans un esprit de responsabilité politique et de réalisme national et de lire correctement les nouvelles données régionales et internationales. Cette situation exige également que nous nous inspirions des leçons et de l’expérience du soulèvement populaire qui ont fait de l’objectif palestinien de libération et d’indépendance un programme réalisable.

 

…L’OLP, qui a salué les efforts et les tentatives pacifiques en cours et y a réagi positivement, notamment à l’invitation des présidents Bush et Gorbatchev de tenir la Conférence de paix consacrée au règlement du conflit du Moyen-Orient, considère que le succès des tentatives pour réunir cette conférence exige de continuer d’oeuvrer avec les autres parties afin de réaliser les principes suivants:

 

1 – La Conférence de paix doit s’appuyer sur la légalité internationale et sur ses résolutions, notamment les deux résolutions 242 et 338 du Conseil de Sécurité. Elle doit s’engager à appliquer ces deux résolutions qui stipulent le retrait israélien total des Territoires arabes et palestiniens occupés, y compris Jérusalem, de même que l’application du principe de la paix contre les Territoires, et des droits nationaux et politiques du peuple palestinien.

 

2 – L’affirmation que Jérusalem est une partie intégrante du territoire palestinien occupé, concernée, au même titre que les autres Territoires arabes occupés, par les résolutions du Conseil de Sécurité et des Nations Unies.

 

3 – L’arrêt de la colonisation dans les Territoires occupés, y compris Jérusalem, comme condition nécessaire à la mise en oeuvre du processus de paix, assortie de garanties internationales.

 

4 – Le droit de l’OLP, en tant que représentant légitime et unique du peuple palestinien, de former la délégation palestinienne, de l’intérieur comme de l’extérieur de la patrie, Jérusalem y compris, et la définition de sa participation dans le processus de paix sur un pied d’égalité avec les autres participants, de manière à confirmer son autorité dans ce domaine.

 

5 – La coordination des positions arabes de manière à garantir la réalisation d’une paix globale et le rejet des solutions séparées conformément aux résolutions des sommets arabes.

 

6 – Garantir l’enchaînement des étapes du règlement jusqu’à la solution définitive globale, conformément aux résolutions de la légalité internationale.

 

L’OLP, en partant de ces principes et de ces points de départ vers les efforts de paix, vise à la réalisation des objectifs suivants:

 

1 – Garantir au peuple palestinien le droit à l’autodétermination, et notamment son droit à la liberté et à l’indépendance nationale.

 

2 – Le retrait d’Israël de tous les Territoires occupés palestiniens et arabes depuis 1967, y compris Jérusalem.

 

3 – Le règlement de la question des réfugiés palestiniens chassés de leur patrie par la force et la contrainte, conformément aux résolutions des Nations Unies et, spécialement, la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations Unies.

 

4 – La nécessité que tous les arrangements transitoires qui pourraient être décidés comprennent le droit de notre peuple à la souveraineté sur sa terre, sur ses ressources en eaux, les ressources naturelles, ainsi que sur l’ensemble des affaires politiques et économiques.

 

5 – La fourniture d’une protection internationale du peuple palestinien en prévision de la réalisation de son droit à l’autodétermination.

 

6 – La fourniture de toutes les garanties nécessaires en vue du démantèlement des colonies, illégales en regard des résolutions de la légalité internationale et notamment la résolution 465 du Conseil de Sécurité.

 

Le CNP charge le Comité exécutif de persévérer dans ses efforts actuels afin de ménager les meilleures conditions garantissant le succès du processus de paix conformément à ses résolutions.

 

Résolution 242 du Conseil de Sécurité de l’ONU (22 novembre 1967)

Non classé

Cinq mois après la guerre de juin 1967, le Conseil de Sécurité a adopté, le 22 novembre 1967, à l’unanimité, la résolution 242 qui demeure le document de base pour la recherche d’un règlement pacifique au Proche-Orient. Cette résolution est citée dans le préambule des accords de Camp David comme le « fondement agréé » pour un règlement de paix entre Israël et ses voisins.

Les palestiniens ont longtemps rejeté ce document parce qu’il réduit la question palestinienne à un « problème de réfugiés ».

Israël prétend que cette résolution ne l’oblige pas à évacuer tous les territoires occupés en 1967, car la version anglaise demande un retrait des forces israéliennes « from territories occupied in the recent conflict ». Il n’y a pas d’article défini devant « territories », alors que la version française, ayant tout autant valeur officielle, est plus précise et demande « le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit ». Le texte est cependant moins ambigu qu’il n’y paraît puisque la résolution souligne, en ouverture, « l’inadmissibilité de l’acquisition de territoire par la guerre ».

Le secrétaire général de l’ONU, U Thant, nomme, le 23 novembre, Gunnar Jarring, ambassadeur de Suède à Moscou, comme son représentant spécial prévu à l’article 3.

 

Le Conseil de Sécurité,

 

Exprimant l’inquiétude que continue de lui causer la grave situation au Proche-Orient,

 

Soulignant l’inadmissibilité de l’acquisition de territoire par la guerre et la nécessité d’oeuvrer pour une paix juste et durable permettant à chaque Etat de la région de vivre en sécurité,

 

Soulignant en outre que tous les Etats membres, en acceptant la Charte des Nations Unies, ont contracté l’engagement d’agir conformément à l’article 2 de la Charte,

 

1 – Affirme que l’accomplissement des principes de la Charte exige l’instauration d’une paix juste et durable au Proche-Orient qui devrait comprendre l’application des deux principes suivants:

 

a) retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit;

 

b) cessation de toutes les assertions, ou de tous les états de belligérance, et respect et reconnaissance de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de chaque Etat de la région et de son droit de vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues, à l’abri de menaces ou d’actes de force.

 

2 – Affirme en outre la nécessité:

 

a) de garantir la liberté de navigation sur les voies internationales de la région;

 

b) de réaliser un juste règlement du problème des réfugiés;

 

c) de garantir l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique de chaque Etat de la région par des mesures comprenant la création de zones démilitarisées.

 

3 – Prie le secrétaire général de désigner un représentant spécial pour se rendre au Proche-Orient afin d’y établir et d’y maintenir des rapports avec les Etats intéressés en vue de favoriser un accord et de seconder les efforts tendant à aboutir à un règlement pacifique et accepté, conformément aux dispositions et aux principes de la présente résolution.

 

4 – Prie le secrétaire général de présenter, dès que possible, au Conseil de Sécurité un rapport d’activité sur les efforts du représentant spécial.

Résolution 181 de l’Assemblée Générale des Nations Unies (29 septembre 1947)

Armée britannique, Guerre de 1948

La résolution 181, adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU, le 29 septembre 1947, relative au partage de la Palestine, stipule:

 

« L’Assemblée générale recommande au Royaume-Uni, en tant que puissance mandataire pour la Palestine, ainsi qu’à tous les autres Etats membres de l’Organisation des Nations Unies, l’adoption et la mise à exécution, en ce qui concerne le futur gouvernement de la Palestine, du plan de partage avec union économique exposé ci-dessous…

 

1 – Le mandat pour la Palstine prendra fin aussitôt que possible et, en tout cas, le 1er août 1948 au plus tard.

 

2 – Les forces armées de la puissance mandataire évacueront progressivement la Palestine; cette évacuation devra être achevée aussitôt que possible et, en tout cas, le 1er août 1948 au plus tard.

La puissance mandataire fera tout ce qui est en son pouvoir pour assurer, à une date aussi rapprochée que possible et, en tout cas, le 1er février 1948 au plus tard, l’évacuation d’une zone située sur le territoire de l’Etat juif et possédant un port maritime et un arrière-pays suffisants pour donner les facilités nécessaires en vue d’une immigration importante.

 

3 – Les Etats indépendants arabe et juif ainsi que le régime international particulier prévu pour la ville de Jérusalem…commenceront d’exister en Palestine deux mois après que l’évacuation des forces armées de la puissance mandataire aura été achevée et, en tout cas, le 1er octobre 1948 au plus tard.

 

4 – La période qui s’écoulera entre l’adoption par l’Assemblée générale de ses recommandations sur la question palestinienne et l’établissement de l’indépendance des Etats juif et arabe sera une période de transition…

La Convention d’armistice entre le Liban et Israël (23 mars 1949)

Armée Israélienne (Tsahal), Armée Libanaise

Les opérations militaires arabo-israéliennes, déclenchées le 15 mai 1948, le lendemain de la proclamation de l’Etat d’Israël, aboutissent, en ce qui concerne le Liban, à la Convention d’armistice signée à Ras el-Nakoura, le 23 mars 1949. Cette convention ne se contente pas d’officialiser, de part et d’autre, la cessation des hostilités puisque le Liban et Israël s’engagent, en outre, à ne plus entreprendre, ni projeter, des actes de guerre l’un contre l’autre. Les deux pays s’engagent également à ne pas « traverser, ou franchir, dans quelque but que ce soit, la ligne d’armistice ». Il s’agit donc plutôt d’une convention marquant une cessation définitive des hostilités.

Les innombrables opérations militaires israéliennes en territoire libanais et, finalement, l’occupation par Israël d’une « zone de sécurité » à l’intérieur du territoire libanais, sont des violations israéliennes répétées de la Convention d’armistice, les forces armées régulières libanaises n’ayant jamais, pour leur part, franchi la ligne d’armistice. Pour justifier ces opérations, Israël fait valoir qu’elles résultent du non-respect de la convention par le Liban puisque des groupes armés, installés ou en provenance du territoire libanais, bombardent les localités israéliennes ou franchissent la ligne d’armistice.

Israël a également estimé que l’accord libano-palestinien du Caire de novembre 1969, et son protocole annexe de Melkart de mai 1973, ont rendu caduque la convention de 1949 puisque, par ces accords, l’Etat libanais a autorisé la résistance palestinienne à utiliser son territoire pour lancer des opérations de commandos en territoire israélien.

Le Liban a précisé que la convention de 1949 n’est pas violée par ces deux accords, le premier soulignant que les fedayin doivent agir « dans le respect de la souveraineté et de la sécurité du Liban », le second interdisant explicitement aux commandos de lancer leurs opérations à partir du territoire libanais.

A cet égard, le Conseil de Sécurité a réaffirmé, notamment, dans sa résolution 450 du 14 juin 1979, la validité de la convention de 1949.

Les dispositions de l’article 5 de cette convention expliquent que les troupes syriennes présentes au Liban aient toujours tenu à ne pas s’approcher de la zone frontalière libano-israélienne.

L’accord de Taëf d’octobre 1989 a réaffirmé la validité de la Convention d’armistice. Il s’agissait alors d’effacer toute trace de l’accord libano-israélien de mai 1983 qui n’a jamais été ratifié en raison de l’opposition totale de la Syrie à tout accord séparé libano-israélien. Beyrouth a ainsi voulu marquer en 1989 que, de son point de vue, le statu quo qui prévalait avant 1983 a bien été rétabli.

La résolution 62 du Conseil de Sécurité du 16 novembre 1948 à laquelle il est fait référence à plusieurs reprises a décidé la conclusion d’un armistice dans tous les secteurs de la Palestine et invité les belligérants à rechercher immédiatement un accord négocié.

 

Ras el-Nakoura, 23 mars 1949

 

Préambule

 

Les parties à la présente Convention,

Répondant à la résolution du Conseil de Sécurité en date du 16 novembre 1948, qui les invite à négocier un armistice, à titre de mesure provisoire additionnelle selon l’article 40 de la Charte des Nations Unies, et en vue de faciliter la transition de l’état de trêve à celui d’une paix définitive en Palestine;

Ayant décidé d’entreprendre, sous la présidence des Nations Unies, des négociations relatives à l’exécution de la résolution du Conseil de Sécurité en date du 16 novembre 1948;

Et ayant nommé des représentants habilités à négocier et à conclure une Convention d’armistice;

Lesquels représentants soussignés, après avoir échangé leurs pleins pouvoirs reconnus en bonne et due forme, sont convenus des dispositions suivantes:

 

ARTICLE 1.

 

En vue de favoriser le retour à une paix définitive en Palestine, et en raison de l’importance, à cet égard, d’assurances mutuelles concernant les opérations militaires futures des Parties, les principes suivants, qui seront pleinement observés par les deux Parties durant l’armistice, sont affirmés ci-après:

 

1 – L’injonction faite par le Conseil de Sécurité de ne pas recourir à la force militaire dans le règlement de la question palestinienne sera dorénavant scrupuleusement respectée par les deux Parties.

 

2 – Les forces armées de terre, de mer ou de l’air de l’une quelconque des Parties n’entreprendront ni ne projetteront aucune action agressive contre la population ou les forces armées de l’autre Partie, ni ne les menaceront d’une telle action; étant entendu que le mot « projetteront » ne s’applique pas dans ce contexte aux plans qui d’une manière générale sont normalement élaborées par les Etats-Majors dans les organisations militaires.

 

3 – Le droit de chaque Partie d’être en sécurité et d’être libérée de la crainte d’une attaque des forces armées de l’autre Partie devra être pleinement respecté.

 

4 – L’établissement d’un armistice entre les forces armées des deux Parties est accepté comme une étape indispensable vers la liquidation du conflit armé et la restauration de la paix en Palestine.

 

ARTICLE 2.

 

En ce qui concerne particulièrement l’exécution de la résolution du Conseil de Sécurité en date du 16 novembre 1948, les buts et principes suivants sont affirmés:

 

1 – Le principe qu’aucun avantage militaire ou politique ne devrait être acquis durant la trêve ordonnée par le Conseil de Sécurité est reconnu.

 

2 – Il est, d’autre part, reconnu qu’aucune disposition de la présente Convention ne devra, en aucun cas, porter préjudice aux droits, revendications et positions de l’une ou l’autre Partie dans le règlement pacifique et final de la question palestinienne, les dispositions de la présente Convention étant dictées exclusivement par des considérations d’ordre militaire.

 

ARTICLE 3.

 

1 – Conformément aux principes énoncés ci-dessus et à la résolution du Conseil de Sécurité en date du 16 novembre 1948, un armistice général entre les forces armées de terre, de mer et de l’air des deux Parties est établi par la présente Convention.

 

2 – Aucun élément des forces terrestres, navales ou aériennes, militaires ou paramilitaires, de l’une quelconque des Parties, y compris les forces irrégulières, ne devra commettre un acte de guerre ou d’hostilité quelconque contre les forces militaires ou paramilitaires de l’autre Partie, ou contre des civils dans le territoire contrôlé par celle-ci; traverser, ou franchir, dans quelque but que ce soit, la ligne de démarcation d’armistice définie à l’article 5 de la présente Convention; pénétrer ou traverser l’espace aérien de l’autre Partie, ou les eaux territoriales de celle-ci, à moins de trois milles de la ligne côtière.

 

3 – Aucun acte de guerre ou d’hostilité ne sera dirigé du territoire contrôlé par l’une des deux Parties contre l’autre Partie.

 

ARTICLE 4.

 

1 – La ligne définie à l’article 5 de la présente Convention sera la ligne de démarcation d’armistice. Elle est tracée en application des buts et desseins de la résolution du Conseil de Sécurité en date du 16 novembre 1948.

 

2 – Le but fondamental de la ligne de démarcation d’armistice est de tracer la ligne au-delà de laquelle les forces armées des Parties respectives ne devront pas se déplacer.

 

3 – Les prescriptions et règlements des forces armées des Parties, qui interdisent aux civils le franchissement des lignes de combat, ou l’entrée de la zone comprise entre les lignes, resteront en vigueur après la signature de la présente Convention, en ce qui concerne la ligne de démarcation d’armistice définie à l’article 5.

 

ARTICLE 5.

 

1 – La ligne de démarcation d’armistice suivra la frontière internationale entre le Liban et la Palestine.

 

2 – Dans la zone de la ligne de démarcation d’armistice, les effectifs militaires des Parties ne comprendront que des éléments défensifs, ainsi qu’il est prévu à l’Annexe à la présente Convention.

 

3 – Le retrait des forces sur la ligne de démarcation d’armistice et leur réduction à des éléments défensifs en conformité du paragraphe précédent, seront effectués dans les dix jours à partir de la signature de la présente Convention. Le déminage des routes et des zones minées évacuées par chaque Partie et la remise à l’autre Partie des plans des champs de mines seront effectués dans le même délai.

 

ARTICLE 6.

 

Tous les prisonniers de guerre détenus par l’une ou l’autre des Parties à la présente Convention et appartenant aux forces armées régulières ou irrégulières de l’autre Partie seront échangés comme suit:

 

1 – L’échange des prisonniers de guerre sera entièrement effectué sous le contrôle et la surveillance des Nations Unies. Cet échange aura lieu à Ras el-Nakoura dans les vingt-quatre heures qui suivront la signature de la présente Convention.

 

2 – Les prisonniers de guerre contre lesquels une action judiciaire serait en cours, de même que ceux condamnés pour crime ou délit, seront inclus dans cet échange.

 

3 – Tous les objets d’usage personnel, valeurs, lettres, documents, pièces d’identité et autres effets personnels, de quelque nature que ce soit, appartenant aux prisonniers de guerre échangés, leur seront rendus, ou, en cas de décès ou d’évasion, seront rendus à la Partie aux forces armées de laquelle les prisonniers appartenaient.

 

4 – Toutes les questions qui ne sont pas spécifiquement réglées par la présente Convention seront résolues conformément aux principes de la Convention internationale relative au traitement des prisonniers de guerre, signée à Genève le 27 juillet 1929.

 

5 – La Commission mixte d’Armistice instituée à l’article 7 de la présente Convention assumera les responsabilités de retrouver les personnes disparues, militaires ou civiles, dans les régions contrôlées par chaque Partie, afin de faciliter leur rapide échange. Chaque Partie s’engage à apporter à la Commission une collaboration pleine et entière dans l’accomplissement de cette mission.

 

ARTICLE 7.

 

1 – L’exécution des dispositions de la présente Convention sera contrôlée par une Commission mixte d’Armistice, composée de cinq membres, chaque partie à la présente Convention désignant deux représentants et la présidence étant assurée par le chef d’Etat-Major de l’Organisation de Contrôle de la Trêve des Nations Unies ou par un officier supérieur qu’il désignera parmi les observateurs de cette Organisation, après consultation des deux Parties.

 

2 – La Commission mixte d’Armistice siégera au poste frontière libanais de Nakoura et au poste-frontière au nord de Métoulla. Elle se réunira aux lieux et dates qu’elle jugera nécessaires pour remplir sa mission.

 

3 – La Commission mixte d’Armistice tiendra sa première réunion sur convocation du chef d’Etat-Major de l’Organisation de Contrôle de la Trêve des Nations Unies, au plus tard une semaine après la signature de la présente Convention.

 

4 – Les décisions de la Commission mixte d’Armistice seront prises, dans la mesure du possible, sur la base du principe de l’unanimité. A défaut d’unanimité, elles seront prises à la majorité des voix des membres de la Commission présents et votants.

 

5 – La Commission mixte d’Armistice établira son règlement intérieur. Ses réunions n’auront lieu que sur notification dûment faite aux membres par le Président. Le quorum requis sera la majorité des membres.

 

6 – La Commission est habilitée à employer autant d’observateurs qu’il sera nécessaire pour remplir sa mission, ces observateurs pouvant appartenir soit aux organisations militaires des Parties, soit au personnel militaire de l’Organisation de Contrôle de la Trêve des Nations Unies, ou aux deux. Dans le cas où des observateurs des Nations Unies sont ainsi employés, ils demeurent sous le commandement du chef d’Etat-Major de la Trêve des Nations Unies. Les affectations d’ordre général ou particulier concernant les observateurs des Nations Unies attachés à la Commission mixte d’Armistice seront soumises à l’approbation du chef d’Etat-Major ou de son représentant à la Commission, si celui-ci la préside.

 

7 – Les réclamations ou les plaintes présentées par l’une ou l’autre Partie, relativement à l’application de la présente Convention, devront être soumises immédiatement à la Commission mixte d’Armistice par l’intermédiaire de son Président. La Commission prendra, au sujet de ces réclamations ou plaintes, toutes les mesures qu’elle jugera appropriées, en faisant usage de ses moyens d’observation et de contrôle, en vue d’un règlement équitable et satisfaisant pour les deux Parties.

 

8 – Lorsque le sens d’une disposition particulière de cette Convention, à l’ exception du Préambule et des articles 1 et 2, donne lieu à interprétation, l’interprétation de la Commission prévaut. Lorsqu’elle l’estime désirable et que le besoin s’en fait sentir, la Commission peut, de temps à autre, recommander aux Parties des modifications aux dispositions de la présente Convention.

 

9 – La Commission mixte d’Armistice soumettra aux deux Parties des rapports sur son activité, aussi fréquemment qu’elle le jugera nécessaire. Une copie de chacun de ces rapports sera présentée au secrétaire général des Nations Unies pour transmission à l’organe ou organisation approprié des Nations Unies.

 

10 – Les membres de la Commission et ses observateurs jouiront, dans la zone à laquelle s’applique cette Convention, de toute la liberté de mouvement et d’accès jugée nécessaire par la Commission, sous réserve que, lorsque de telles décisions de la Commission seront acquises à la majorité, seul sera autorisé l’emploi d’observateurs des Nations Unies.

 

11 – Les dépenses de la Commission, autres que celles des observateurs des Nations Unies, seront supportées à parts égales par les deux Parties signataires de la présente Convention.

 

ARTICLE 8.

 

1 – La présente Convention n’est pas sujette à ratification et entrera en vigueur à sa signature.

 

2 – Cette Convention, ayant été négociée et conclue conformément à la résolution du Conseil de Sécurité en date du 16 novembre 1948, invitant à l’établissement d’un armistice afin d’éliminer la menace pour la paix en Palestine et de faciliter la transition de l’état de trêve à celui d’une paix définitive en Palestine, restera en vigueur jusqu’à la réalisation d’un règlement pacifique entre les Parties, sous réserve des dispositions du paragraphe 3 du présent article.

 

3 – Les Parties à la présente Convention peuvent, par consentement mutuel, réviser cette Convention ou l’une quelconque de ses dispositions, ou en suspendre l’application à n’importe quel moment, sauf en ce qui concerne les articles 1 et 3. A défaut d’accord mutuel, et après une année d’application à dater de la signature, l’une ou l’autre des Parties peut inviter le secrétaire général des Nations Unies à convoquer une conférence de représentants des deux Parties pour revoir, réviser ou suspendre l’une quelconque des dispositions de la présente Convention autres que les articles 1 et 3. La participation à une telle conférence sera obligatoire pour les deux Parties.

 

4 – Si la conférence prévue au paragraphe 3 du présent article n’aboutit pas à un accord pour la solution d’un point en litige, l’une ou l’autre des Parties peut porter la question devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies pour être relevée de telle ou telle obligation, vu que la présente Convention a été conclue à la suite de l’intervention du Conseil de Sécurité visant à l’établissement de la paix en Palestine.

 

5 – Cette Convention est signée en cinq exemplaires. Chaque Partie conservera un exemplaire; deux exemplaires seront communiqués au secrétaire général des Nations Unies pour transmission au Conseil de Sécurité et à la Commission de conciliation pour la Palestine; un exemplaire sera remis au Médiateur par intérim pour la Palestine.

 

Fait à Ras el-Nakoura, le vingt-trois mars Mille neuf cent quarante-neuf, en présence du Délégué du Médiateur par intérim des Nations Unies pour la Palestine et du Chef d’Etat-Major de l’Organisation du Contrôle de la Trêve des Nations Unies.

 

Pour et au nom du Gouvernement du Liban

Lieutenant-Colonel Toufic Salem

Commandant Georges Harb

 

Pour et au nom du Gouvernement d’Israël

Lieutenant-Colonel Mordechaï Maklef

Yahashua Pellman

Shabtai Rosenne

 

                                                                                               ANNEXE

Définition des forces défensives

I – Les forces militaires défensives visées à l’article 5, paragraphe 2, ne dépasseront pas:

1 – Dans le cas du Liban:

(i) Deux bataillons et deux compagnies d’infanterie de l’Armée régulière libanaise, une batterie d’artillerie de campagne à 4 pièces et une compagnie de 12 automitrailleuses et six véhicules blindés légers avec canons légers (20 véhicules). Total: 1500 officiers et troupe.

(ii) Aucune force militaire autre que celles mentionnées au (i) ci-dessus ne pourra être utilisée au sud de la ligne générale el-Kasmiyé – Nabatiyé el-Tahta – Hasbayya.

2 – Dans le cas d’Israël:

(i) Un bataillon d’infanterie, une compagnie de renfort avec six mortiers et six mitrailleuses, une compagnie de reconnaissance avec six automitrailleuses et six jeeps armées, une batterie d’artillerie de campagne à 4 pièces, une section du Génie et des services, tels que intendance et service du matériel, le total ne devant pas dépasser 1500 officiers et troupe.

(ii) Aucune force militaire autre que celles mentionnées au (i) ci-dessus ne pourra être utilisée au nord de la ligne générale Nahariyya – Tarchiba – Jish – Marus.

II – Aucune restriction de mouvement ne sera imposée de l’un ou de l’autre côté en ce qui concerne le ravitaillement ou le mouvement de ces forces défensives en arrière de la ligne de démarcation.

23 mars 1949: La Convention d’armistice

Armée des Volontaires Arabes, Armée Egyptienne, Armée Israélienne (Tsahal), Armée Jordanienne, Armée Libanaise, Armée Syrienne, FINUL, Guerre de 1948

Le 5 juin 1948, le Liban entre en guerre contre Israël, rejoignant les forces arabes déjà engagées dans l’offensive. Les « volontaires arabes » sont dans la bataille depuis janvier 1948. Au lendemain de la proclamation de l’Etat d’Israël, le 15 mai 1948, c’est au tour des armées régulières arabes (Egypte, Liban, Jordanie et Syrie) d’entrer en Palestine.

 

L’armée libanaise intervient pour se porter au secours des volontaires mis en difficulté après la perte de Malkiyé. Le village sera repris par les unités de l’armée libanaise et de l’armée syrienne et les Forces de la libération dans la deuxième bataille de Malkiyé. Puis, l’armée israélienne reprendra du terrain jusqu’à occuper les villages au-delà de la frontière: les sionistes avanceront jusqu’à Blida, Aïtaroun, Aïta el-Chaab. Plus de 45000 villageois fuient leurs terres.

 

Le 16 novembre 1948, c’est l’armistice en Palestine. Un an plus tard, le 1er mars 1949, débute la conférence à Naqoura qui entérine les discussions entamées dans l’île grecque de Rhodes en février de la même année. Le 23 mars au soir, s’ouvre à l’hôtel Normandy, à Beyrouth, une conférence de presse qui rend compte de la cérémonie de Naqoura: l’accord d’armistice entre Israël et le Liban a été signé le matin même.

 

L’ONUST: LES GARDES DE LA FRONTIERE

 

51 hommes de 22 pays patrouillent aujourd’hui la frontière libano-israélienne. Ces casques bleus de l’ONU forment le Groupe de surveillance du Liban, dépendant de l’Organisation de contrôle de la Trêve des Nations Unies (ONUST), institué par la Commission d’armistice établie par la convention libano-israélienne, signée en 1949. Leur mission: surveiller la ligne de démarcation de l’armistice. Ils sont « sous contrôle opérationnels » de la Force des Nations Unies au Liban, FINUL (plus de 4500 hommes). Ils opèrent à partir de cinq postes établis le long de la frontière côté libanais et délivrent des rapports quotidiens.

La dernière réunion de la Commission d’armistice remonte à trente-trois ans.

 

Les israéliens entament leur retrait de la zone frontalière, les villages évacués ne seront officiellement remis aux autorités libanaises que le 2 avril suivant l’accord. Quant aux troupes syriennes, elles ont commencé à se retirer du territoire libanais, depuis le 28 mars. « En fait, les israéliens conditionnaient leur retrait à celui de l’armée syrienne, note ce diplomate libanais alors en poste, comme ils le feront quarante ans plus tard. Le maintien des troupes syriennes en 1983 annulera de facto l’arrangement tripartite libano-israélo-américain du 17 mai 1983 ».

 

Parallèlement aux négociations israélo-libanaises qui aboutiront à la signature de la Convention d’armistice, se déroulaient dans le palais de l’UNESCO à Beyrouth, des pourparlers entre des délégués de l’ONU et les ministres arabes des Affaires Etrangères. Leur objectif: régler la question des réfugiés palestiniens.

 

Si la convention d’armistice signée entre le Liban et Israël arrêtait un conflit armé, elle s’inscrivait dans le cadre d’un processus de paix global entre Israël et ses voisins arabes. « L’établissement d’un armistice entre les forces armées des deux parties est accepté comme une étape indispensable vers la liquidation du conflit armé et la restauration de la paix », dit l’article premier de la Convention. A ce titre, c’est la première tentative de négociations de paix entre le Liban et l’Etat d’Israël. C’est aussi la seule convention engageant les deux parties. Aujourd’hui encore, l’Organisation de contrôle de la trêve des Nations Unies (ONUST) mise en place par la commission mixte d’armistice fonctionne toujours des deux côtés.

 

Elle venait confirmer le tracé de la frontière entre les deux pays, celle délimitée sous mandat, vingt ans plus tôt, par les diplomates Paulet et Newcomb: « La ligne de démarcation d’armistice suivra la frontière internationale entre le Liban et la Palestine », dit le paragraphe I de l’article V.

 

Sur les quatre autres accords conclus avec les autres pays arabes, la convention libano-israélienne est la seule à ne pas modifier le tracé de la frontière internationale négocié par les puissances mandataires. La frontière entre le Liban et la Palestine change de statut – elle devient une ligne de démarcation qui sépare les forces armées des deux parties. Le tracé est le même, il se confond avec la frontière de 1923.

 

Quelques mois après la signature de la convention, une commission de délimitation de la frontière est instituée. Son rapport sera terminé le 15 décembre 1949 après un relevé sur le terrain des démarcations effectives (border-stones), afin de fixer la frontière définitive. « Son rapport confirme point par point, la démarcation de 1923, et la précise encore plus, explique l’historien Issam Khalifé, auteur de nombreux ouvrages sur la frontière israélo-libanaise et ses enjeux. Il sera remis devant l’ONU ».

 

Arguant de la participation du Liban dans la guerre de 1967, Israël déclarera caduc l’accord d’armistice, le 14 août 1967.

 

Considérée comme une étape provisoire vers la réalisation de la paix globale, la Convention ne saurait être annulée ou remplacée que par la conclusion d’un accord de paix. La Convention d’armistice demeure la norme qui régit les deux parties jusqu’à aujourd’hui.

 

« La seule conséquence géographique des combats libano-israéliens est l’extension par Israël de sa domination sur l’ensemble des territoires revenant aux arabes de Palestine selon le plan du partage et qui s’intercalaient entre la frontière Nord de l’Etat d’Israël et la frontière Sud de l’Etat libanais », écrit Nasri Diab… Entendre les terrains des villages frontaliers. Mais c’est aussi une zone-tampon arabe qui séparait Israël du Liban qui disparaît. Elle sera remplacée par une autre quelques années plus tard: la zone dite de sécurité, placée cette fois en territoire libanais et non palestinien.

 

(Magazine du 26 novembre 1999)

1947-1949: Naissance d’Israël

Armée Israélienne (Tsahal), Guerre de 1948, Palestiniens

1187474534.gif

 

Entre novembre 1947, date de l’adoption du plan de partage de la Palestine aux Nations Unies, et novembre 1949, date de la signature des premiers accords d’armistice entre Israël et ses voisins, le nouvel Etat hébreu s’est agrandi de moitié. Plusieurs mois avant l’indépendance d’Israël, les forces juives (la Haganah et les milices de l’Etzel et du Lehi) entreprennent de conquérir des territoires dévolus à l’Etat palestinien, en Galilée et dans l’axe menant de la côte à Jérusalem. Après quelques revers, l’armée israélienne nouvellement formée, mieux équipée, beaucoup plus motivée, obtient gain de cause à l’issue de la guerre que lui mènent les pays arabes, ajoutant à ses conquêtes une parcelle au sud de Gaza.

 

Durant la période de décembre 1947 à octobre 1948 se situe l’essentiel de l’exode des palestiniens. Ces derniers fuient la progression des troupes israéliennes, jalonnée de quelques massacres. Un jeune chercheur israélien, Teddy Katz, a ainsi mis au jour, en février 2000, l’existence du « massacre oublié » de 200 hommes, femmes et enfants palestiniens à Tantoura, près de Haïfa, commis le jour même de l’indépendance, le 15 mai 1948. Ailleurs, les palestiniens sont expulsés, comme le 11 juillet 1948, où les habitants de Lydda (aujourd’hui Lod) sont forcés à partir. « Les palestiniens doivent être expulsés rapidement, sans prêter attention à leur âge »: l’ordre était signé du jeune lieutenant-colonel commandant l’opération, Itzhak Rabin. 384 villages sont rasés par les israéliens de la mi-1948 à la fin 1949.

Bibliographie sélective sur le Moyen-Orient de 1939 à 1973

Non classé

-Abitbol M., Le passé d’une discorde : Juifs et Arabes, Ed. Perrin, Paris, 1999.

 

Aburish S.K., Le vrai Saddam Hussein, Ed. Saint-Simon, Paris, 2002.

 

-Ajchenbaum Y., M., Israël-Palestine, Ed. Librio, Paris, 2003.

 

-Arnove A., L’Irak assiégé, Ed. Parangon, Paris, 2003.

 

-Attias J.C., Benbassa E., Israël imaginaire, Ed. Flammarion, Paris, 1998.

 

-Ayad C., Géopolitique de l’Egypte, Ed. Complexe, Bruxelles, 2002.

 

-Balta P., L’Islam dans le monde, Ed. L’Harmattan, Paris, 1986.

 

-Baron X., Les Palestiniens, un peuple, Paris, 1977.

 

-Baron X., Les Palestiniens : Genèse d’une nation, Ed. Le Seuil, Paris, 2000.

 

-Basbous A., L’Arabie Saoudite en question, Ed. Perrin, Paris, 2002.

 

-Besson Y., Identités et conflits au Proche-Orient, Ed. L’Harmattan, Paris, 1990.

 

-Bichara M., Palestine/Israël : La paix ou l’apartheid ?, Ed. La Découverte, Paris, 2002.

 

-Blin L., Le Pétrole du Golfe, Ed. Maisonneuve et Larose, Paris, 1995.

 

-Bocco P., Djalili M.R., Moyen-Orient: migrations, démocratisation, médiations, Ed. PUF, Paris, 1994.

 

-Bocco R., Le royaume Hachémite de Jordanie, Ed. Karthala, 2000.

 

-Botiveau B., Géopolitique des islams, Ed. Economica, Paris, 1997.

 

-Botiveau B., L’Etat palestinien, Ed. Presses de Sciences Po, Paris, 1999.

 

-Brozozowski C., Du foyer national juif à l’Etat d’Israël, Ed. L’Harmattan, Paris, 2001.

 

-Burgat F., L’Islamisme en face, Ed. La Découverte, Paris, 1995.

 

-Carré O., Le Nationalisme arabe, Ed. Fayard, Paris, 1993.

 

-Carré O., Michaud G., Les Frères musulmans, Ed. Gallimard-Julliard, Paris, 1983.

 

-Chesnot C., La bataille de l’eau au Proche-Orient, Ed. L’Harmattan, Paris, 1993.

 

-Chevallier D., Les Arabes : Du message à l’histoire, Ed. Fayard, Paris, 1995.

 

-Chevallier D., Renouvellement du monde arabe, Ed. A. Colin, Paris, 1987.

 

-Dawod H., La société irakienne, Ed. Karthala, Paris, 2003.

 

-Débié F., Fouet S., La paix en miette, Ed. PUF, Paris, 2002.

 

-Dieckoff A., Israéliens et Palestiniens : L’épreuve de la paix, Ed. Aubier, Paris, 1996.

 

-Dieckoff A., Leveau R., Israéliens et Palestiniens : La guerre en partage, Ed. Balland, Paris, 2003.

 

-Dierrienic J.P., Le Moyen-Orient au XXe siècle, Ed. A. Colin, Paris, 1983.

 

-Dumortier D., Géographie de l’Orient arabe, Ed. A. Colin, Paris, 1997.

 

-Enderlin C., Paix et guerres, Ed. Stock, Paris, 1997.

 

-Féron V., Palestine : Les déchirures, Ed. Du Félin, Paris, 2001.

 

-Gallois P.M., Le sang du pétrole d’Irak, Ed. L’Age d’Homme, Lausanne, 1996.

 

-Ghalioun B., Islam et politique, Ed. La Découverte, Paris, 1997.

 

-Ghalioun B., Le malaise arabe, Ed. La Découverte, Paris, 1991.

 

-Gresh A., Vérités sur un conflit, Ed. Fayard, Paris, 2001.

 

-Guigue B., Aux origines du conflit israélo-arabe, Ed. L’Harmattan, Paris, 2002.

 

-Hourcade B., Iran : Nouvelles identités d’une république, Ed. Belin, Paris, 2002.

 

-Képel G., Jihad, Ed. Gallimard, Paris, 2000.

 

-Kutschera C., Le défi kurde, Ed. Bayard, Paris, 1997.

 

-Lamchichi A., L’islamisme politique, Ed. L’Harmattan, Paris, 2001.

 

-Laurens H., Le grand jeu, A. Colin, Paris, 1991.

 

-Laurens H., Paix et guerres au Moyen-Orient, Ed. A. Colin, Paris, 1999.

 

-Legrain J.F., La Palestine : De la terre perdue à la reconquête, Ed. L’Harmattan, Paris, 1996.

 

-Levallois A., Moyen-Orient : Mode d’emploi, Ed. Stock, Paris, 2002.

 

-Louer L., Les citoyens arabes d’Israël, Ed. Balland, Paris, 2003.

 

-Luizard P.J., La formation de l’Irak contemporain, Ed. CNRS, Paris, 2002.

 

-Maksud J., Histoire des Chrétiens d’Orient, Ed. L’Harmattan, Paris, 1995.

 

-Mantran, R., Les régimes politiques des pays arabes, Ed. PUF, Paris, 1990.

 

-Miquel A., L’Islam et sa civilisation, Ed. A. Colin, Paris, 1990.

 

-Nouchi A., La Méditerranée au XXe siècle, Ed. A. Colin, Paris, 1999.

 

-Picaudou N., Les Palestiniens : Un siècle d’histoire, Ed. Complexe, Bruxelles, 1997.

 

-Pinta P., L’Irak, Ed. Karthala, Paris, 2003.

 

-Reinhart T., Détruire la Palestine, Ed. La Fabrique, Paris, 2002.

 

-Roy O., L’Islam mondialisé, Ed. Seuil, Paris, 2002.

 

-Sanbar E., Les Palestiniens du siècle, Ed. Gallimard, Paris, 1999.

 

-Sellier J., L’Atlas des peuples d’Orient, Ed. La Découverte, Paris, 2002.

 

-Tadié A., La culture de l’Etat au Proche-Orient : la Syrie, Ed. Esprit, Paris, juillet 2003.

 

-Thuval F., Abrégé géopolitique du Golfe, Ed. Ellipses, Paris, 1997.