Liban-Israël: Le porte-parole militaire s’abstient de tout commentaire. Tel-Aviv dément: pas de maintien de positions militaires après le retrait (L’Orient-Le Jour du 13 mars 2000)

Armée Israélienne (Tsahal), Hezbollah

L’état-major israélien a préparé un plan de retrait du Liban-Sud prévoyant le maintien des positions militaires en territoire libanais à quelques centaines de mètres de la frontière internationale, à en croire le quotidien israélien Haaretz de dimanche. Toutefois, l’information n’a pas tardé à être démentie par la présidence du Conseil.

Ce plan « Aube » prévoit que l’armée continuera à occuper un certain nombre de fortins construits du côté libanais « à quelques dizaines de mètres ou quelques centaines de mètres » au nord de la frontière internationale. Interrogé par l’AFP, un porte-parole de la présidence du Conseil à Jérusalem a démenti cette information du Haaretz. Dans un premier temps, la présidence du Conseil avait indiqué que M. Barak n’avait pas examiné cette question dimanche.

Un porte-parole militaire, interrogé également par l’AFP, s’est abstenu de tout commentaire. Selon le journal, le plan part de l’hypothèse qu’un retrait unilatéral israélien sans accord préalable avec Beyrouth et Damas mettra en péril la sécurité des localités du nord d’Israël et que l’armée devra continuer à opérer au Liban-Sud.

Il diffère d’un autre plan baptisé « Nouvel horizon » qui prévoit, lui, un retrait de forces beaucoup moins important à la frontière en cas d’accord avec la Syrie et le Liban, avec éventuellement des modifications du tracé frontalier agréées par les deux parties.

M. Barak, qui cumule les fonctions de ministre de la Défense, avait eu vendredi un entretien prolongé avec le chef d’état-major Shaoul Mofaz, concernant un retrait du Liban, a précisé le journal. A cette occasion, le général Mofaz et d’autres officiers supérieurs avaient réitéré leurs critiques à un retrait unilatéral, a ajouté le Haaretz.

Sur le terrain, des travaux se poursuivaient pour le renforcement d’un certain nombre de fortins, situés au Liban-Sud, tout près de la frontière israélienne ou la chevauchant, a constaté le correspondant de l’AFP dans le nord d’Israël.

Le général Mofaz a mis en garde à de multiples reprises dans le passé contre le risque de poursuite des attaques de la milice chiite du Hezbollah après le retrait militaire israélien de juillet du Liban-Sud.

Le gouvernement a voté le 5 mars à l’unanimité en faveur d’un retrait d’ici à juillet de la zone de 850 km2 occupée par l’armée, dans le cadre ou non d’un accord avec Beyrouth ou la Syrie.

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