L’ALS prête à « porter les armes pendant 100 ans » (L’Orient-Le Jour du 13 mars 2000)

Armée du Liban-Sud, Armée Israélienne (Tsahal), Armée Libanaise, Hezbollah

L’Armée du Liban-Sud est « prête à continuer à porter les armes pendant 100 ans », a affirmé dimanche un des responsables de la milice, laissant entendre que la structure militaire de celle-ci resterait en place après le retrait israélien.

« Nous avons porté les armes durant 25 ans et nous sommes prêts à le faire encore pendant 100 ans pour empêcher les étrangers de pénétrer sur notre sol », a déclaré le « colonel » Nabih Abou Rafeh. Les médias de l’ALS utilisent le terme « étrangers » pour désigner le Hezbollah, qu’ils accusent d’être commandité par l’Iran et la Syrie.

« Si l’Etat libanais veut venir dans la zone, nous lui souhaitons la bienvenue, mais il faut qu’il prouve sa capacité à contrôler la situation dans cette région et qu’il s’excuse de son attitude à notre égard », a ajouté Abou Rafeh. Il n’a pas réitéré l’engagement de l’ALS à ne pas s’opposer par la force au déploiement de l’armée dans le sud du pays après un retrait israélien.

Le responsable de la milice s’adressait à une foule de 1500 personnes, dont des officiers israéliens, à l’occasion d’une messe à Dibl, dans la zone occupée, à la mémoire de l’ex-numéro deux de l’ALS, Akl Hachem, tué le 30 janvier dans une attaque du Hezbollah. Le Conseil des ministres israélien a approuvé le 5 mars à l’unanimité le plan du Premier ministre Ehud Barak de retirer d’ici à juillet son armée du Liban-Sud, même en l’absence d’un accord avec Damas et Beyrouth. L’Etat hébreu a assuré qu’il ne resterait pas indifférent au sort des quelques 2500 miliciens de l’ALS, qu’il arme, entraîne et finance.

Mais il a fait connaître le 10 mars son hostilité à leur accueil sur son territoire après le retrait de son armée du Liban, par la voix du vice-ministre de la Défense Ephraïm Sneh, un proche de M. Barak. Les autorités judiciaires ont condamné à mort par contumace le général Lahd et d’autres membres de sa milice pour « collaboration avec l’ennemi » et refusé d’accéder à la demande d’Israël d’incorporer les miliciens au sein de l’armée. Au contraire, ces derniers seront passibles de poursuites judiciaires après le retrait de l’armée israélienne et le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur la bande frontalière qu’elle contrôle actuellement.

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